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Bienvenue dans la deuxième édition de Solstice, la newsletter de Grain. Notre lettre immatérielle pour porter l’idée d’une écologie à la fois poétique, sensible et radicale. Merci pour vos nombreux retours, si enthousiastes et chaleureux, suite à notre première édition ! Nous sommes très heureuses de vous retrouver pour vous partager à nouveau nos inspirations, révoltes et coups de cœur du moment. Aujourd’hui, nous souhaitions vous parler de notre choix du papier pour Grain. Pourquoi, à l’heure du numérique trépidant, se lancer dans la gageure de la publication imprimée ? Pour nous, le choix du papier était une évidence. Dans notre monde où la transmission des informations et des idées passe toujours davantage par le numérique, lancer une revue papier est un geste de résistance. C’est aussi un choix guidé par l’émotion. Pour nous, le papier n’a pas son pareil pour nous immerger dans des récits, nous transporter ailleurs et nous faire profondément réfléchir. C’est le grain du papier que l’on touche, la beauté des mots et des images que l’on voit, le bruit des pages que l’on tourne… La revue papier est un objet sensoriel et émotionnel. Un objet beau et durable qui se prête, se relit, se transmet, se collectionne.
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Nous sommes aussi persuadées que Grain, en tant que revue papier, est un objet de déconnexion. Un moyen de s’offrir une pause loin des écrans dont nous sommes submergés. À l’ère des réseaux sociaux, la nécessité de s’arracher à nos ordinateurs et à nos téléphones, nous le croyons, résonne en chacun.e de nous.
Pour toutes ces raisons, Grain n’a pour nous de sens qu’en étant avant tout un objet papier. En toute transparence, sortir une revue papier aujourd’hui est un véritable défi. Depuis l’été dernier, les prix du papier ont augmenté de près de 40 %. En cause, une demande en hausse après un ralentissement de l’activité d’édition depuis le début de la crise sanitaire mondiale. Et aussi, le fait qu’une grande partie de la matière première est redirigée vers la fabrication de carton d’emballage. En clair, vers les commandes en ligne du géant Amazon, entre autres… Nous sommes persuadées de l’importance des objets papier dans nos vies. Et c’est grâce à vous, lectrices et lecteurs, que les revues indépendantes comme la nôtre peuvent continuer à fleurir et à s’épanouir sur le papier. Merci pour votre soutien inconditionnel et votre enthousiasme si précieux depuis les premiers instants de Grain.
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(Pssst, on nous souffle que la rupture de stock de notre premier numéro approche…)
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CHOSES VUES, LUES, AIMÉES
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EXPOSITIONDÉCONSTRUIRE EN BEAUTÉUn homme, 40 ans, 70 kg. Une norme sur laquelle s'appuie notre société pour régir autant les grands sujets politiques que les plus infimes détails de nos quotidiens.
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En résulte cette ceinture de sécurité qui compresse nos poitrines de femmes ou ce sac de ciment beaucoup trop lourd pour nos physionomies. Dans “40 ans, 70 kg”, actuellement exposée au 104 dans le cadre du festival Les Singulier·e·s, l’artiste Eléa-Jeanne Schmitter démasque ce sexisme structurel déguisé en universel, à coup de photographies et de performances à l’esthétisme percutant. Jusqu’au 27 février à Paris. Crédit photo : Eléa-Jeanne Schmitter @eleajeanne.
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Février, ce mois où l’on rêve déjà un peu du printemps à l’heure où les récoltes de l’hiver demeurent encore joyeusement sur les étals de nos maraîchers. Pour renouveler nos envies de cuisine saisonnière, il fait bon aller dénicher de nouvelles recettes. Dans le premier volume de Grain, la créative Alice Roca signe un carnet délicieux, photographié par la talentueuse Tiphaine Caro, qui célèbre les notes subtiles des légumes racines. Un dip frais et un gâteaux moelleux aux saveurs épicées à déguster en ligne sur notre journal, le reste sur papier.
Photographie de Tiphaine Caro, Grain Volume I.
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Laurence Labbé a la céramique poétique et pratique, magnifiant à la main la simplicité du quotidien. Ses pièces, aux formes simples et intelligentes, sont pensées pour faire entrer le beau au quotidien. Au menu, des assiettes en grès, des théières aux contours délicats et des bougeoirs minimalistes sublimés par des émaux organiques et bruts. Solides et esthétiques, les créations de la céramiste se parent de subtils détails qui donnent toute leur singularité à ces pièces faites pour durer.
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PASSION POLLINISATION L’OR DES ABEILLESBientôt le temps des fleurs et celui de ses ouvrières encore trop oubliées. Dans notre volume II, à paraître en juin prochain, la journaliste Émilie Laystary a choisi d’évoquer les changements climatiques qui affectent leur travail à la ruche, à travers le portrait, magnifié à l’argentique par Stéphanie Davilma (extrait photo ci-contre), d’une observatrice aux avant-postes : une apicultrice.
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En attendant juin, on vous recommande Le Crépuscule des abeilles, le nouveau roman de Célestin Robaglia, tout juste paru aux éditions Tana, qui raconte le destin de deux sœurs amoureuses du vivant dans leur combat contre le lobby agrochimique. Le Crépuscule des abeilles, Célestin Robaglia, Éditions Tana, à dénicher dans votre librairie indépendante.
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SÉLECTIONPêle-mêle de nos coups de cœur du moment. Ode à la beauté du papier, des lettres, de l’écriture calligraphiée, des mots justes, avec le roman réédité en poche il y a plusieurs mois, La Papeterie Tsubaki, de l’écrivaine japonaise Ito Ogawa. Une histoire racontée au fil des saisons et mouchetée des célébrations du quotidien propres à la culture nippone.
Jusqu’au 21 février, le Centre Pompidou de Metz explore aussi cette fascination pour le monde manuscrit dans son exposition Écrire, c’est dessiner. Derniers jours pour la découvrir.
Amoureux du papier, on vous conseille aussi La Disparition, un jeune média épistolaire, poétique et politique qui chronique, tous les 15 jours, les disparitions en cours dans notre monde. On vous laisse découvrir, entre autres, celle d’un arbre mythique sur l’île de Socotra, menacé par le réchauffement climatique.
Un peu de politique encore, avec le précieux décryptage de la sociologue Maud Simonet pour la nouvelle émission d’Arte Les idées larges, sur le lien entre travail gratuit, capitalisme et patriarcat.
Du bon enfin. Le restaurant parisien engagé Les Résistants poursuit Les Dîners Bavards, son cycle de soirées ouvertes à toutes et tous mêlant débats et cuisine. Au programme ce lundi 21 février : défis et engagements des fermes-auberges. Dîner possible sur réservation ensuite. Autre douce nouvelle pour le mieux manger : une étude commentée par le média Vert qui prouverait que se nourrir de moins de viande contre plus de légumineuses et de céréales complètes permettrait de gagner 10 ans d’espérance de vie !
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Partout. Dans les cafés, dans les bars, dans les concerts… C’est de nouveau possible, depuis hier. *Danse de la joie*
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Merci d’avoir lu cette deuxième édition de Solstice ! Vous avez aimé, moins aimé ? Dites-le nous !
Vous pouvez nous envoyer votre précieux avis en répondant à ce mail. Rendez-vous dans deux semaines pour la prochaine édition.
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Amandine et la rédaction de Grain
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